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Les portes

Pour fermer la porte des toilettes, il faut tourner la poignée en appuyant sur un bouton. Il n’y a rien à faire de particulier pour ouvrir, il suffit juste de tourner la poignée. Difficile au début de savoir si c’est vraiment fermé ! Mais, après c’est une question d’habitude.

La poignée de la porte d’entrée est d’ailleurs la même. On comprend pourquoi les héros de séries américaines les ouvrent si facilement. Une porte de toilette française paraît plus solide que la porte d’entrée des Québécois !
A ce propos, il nous a été facile de trouver de l’eau et et des toilettes lors de nos sorties, très important lorsqu’on passe la journée dehors !

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Poignée

Des journées courtes

Montréal étant à l’est de son fuseau horaire, le soleil se couche tôt. A 21h, il fait déjà nuit au mois de juillet.

La protection de la vie privée

La vie privée n’a pas la même protection qu’en France. Par exemple pour louer un appartement, il faut un « historique de crédit ». Il s’obtient à partir du numéro d’assurance sociale et il contient entre-autres :

- Liste des cartes de crédit

- Numéros des comptes en banque et leurs soldes

- Date des prochains remboursements
Pour plus de détails, voir ce message sur le blog d’Olivier
Mais pour avoir un crédit ou une carte de crédit, il faut un « historique de crédit » ! Ceci pose un problème à tous les émigrants au Québec…

Les chômeurs sont aussi étroitement surveillés. Par exemple, le fichier de l’assurance chômage est croisé avec celui des douanes, pour supprimer les allocations chômage aux personnes qui sortent des frontières du Canada.

La langue
On est un peu perdu au début. La langue entre la France et le Québec est la seule référence commune, mais ce n’est pas toujours facile à comprendre ; certains commerçants ne parlent que l’Anglais. On comprend mieux le combat des Québécois pour préserver leur langue.
A Montréal, il y a aussi des quartiers anglais et même une université anglophone !

Contrairement à l’image qu’en ont les Français, nous n’avons presque pas entendu de mots spécifiquement québécois. Et encore moins de jurons. La plupart des mots et expressions sont compréhensibles, mais ne sont plus utilisés en France. Voici une sélection de ce que l’on a entendu :

- Le plus déroutant, les Québécois vous disent bonjour et non « au revoir » quand vous les quittez. Cela se fait encore en région lorraine, comme de souper le midi et dîner le soir (attention donc à bien préciser l’heure d’une invitation !).

- Bienvenue pour « de rien ». Cela vient certainement de l’Anglais « you’re welcome ». La première personne à vous le dire est le douanier. Quand vous le remerciez de vous rendre votre passeport, vous croyez alors qu’il vous souhaite la bienvenue au Québec, ce qui n’est pas forcément faux !

- A date = à ce jour, jusqu’à maintenant

- En France, un chauffeur « conduit » ; au Québec il chauffe, logique !

- Pantoune = pas du tout

- Congestion = bouchon

- fin de semaine = le week-end et pas jeudi-vendredi !

- Les Québécois pratiquent peu le vouvoiement, ça peut dérouter.

Le mariage

On a vu un mariage près de chez nous, il y avait trois longues limousines blanches plus une voiture ancienne pour les mariés. Ils font ça en grand ici ! Il est vrai que l’on voit plus de limousines qu’à Paris.

la pauvreté

Cette ville magnifique cache aussi beaucoup de pauvreté. On a vu plusieurs fois des gens manger le contenu des poubelles. Par contre, nous n’avons pas remarqué de mendiants dans les rames de métro.

Les barbecues

Les Nord-Américains sont des fans de barbecues. Tous les catalogues en font mention et, comme le reste, leurs barbecues sont énormes. On en voit sur beaucoup de balcons, ils prennent la moitié de la place !

Le clavier québécois

On a testé le clavier québécois, ça fait étrange. Un clavier qwerty avec des accents. Le qwerty n’est pas difficile à utiliser, c’est de trouver les accents, apostrophes… qui ne sont pas notés sur tous les claviers. C’est le jeu de la devinette & de la mémoire !
Pourtant, il paraît que son utilisation est plus productive que l’azerty français.

L’écologie

Contrairement à l’idée qu’on en a en France, les Canadiens ne sont pas de grands écologistes. Ils consomment 18 tonnes équivalent pétrole par habitant et par an (6,8 pour la France et 20 pour les États-Unis). Heureusement, ils sont signataires du protocole de Kyoto.
Un triste exemple : La « Chemical Valley », en Ontario, est la plus grande concentration d’usine chimique du Canada. Il y nait deux fois plus de filles que de garçons. Comme beaucoup d’autres usines (y compris du coté états-unien) elles rejettent des polluants dans les grands lacs, le Saint-Laurent se retrouve donc très pollué.
A la Biosphère on a appris que les eaux usées de Montréal sont traitées par des stations d’épuration seulement depuis 1995, alors que celles de Paris le sont depuis plus d’un siècle.
Par contre les canettes et bouteilles en plastique sont consignées.
Mais les conteneurs à poubelles n’existent pas au Québec, les sacs poubelles sont à même le trottoir. Le bac de recyclage est une petite caisse sans couvercle.

La grève

La France a la réputation d’être un pays toujours en grève. Nos cousins du Québec ne sont pas en reste, car lors de notre séjour, les employés de 15 grands hôtels de Montréal étaient en grève générale illimitée. Les employés de la SAAQ qui gèrent les assurances automobiles et les examens de permis de conduire reprenaient le travail après plusieurs mois de grève. Vers Noël, la SAQ, qui a eu l’exclusivité de la vente d’alcool, était en grève. Et les joueurs de la Ligue Nationale de Hockey ont mis fin à leur grève après un an sans match.

Le Québec est syndiqué à 40% contre 13% pour les USA et moins de 10% pour la France. Il faut dire aussi que l’adhésion à un syndicat est parfois automatique (obligatoire ?).

Une différence aussi est que les média parlent des grèves avant qu’elles n’aient lieu. On a entendu parler de la grève prévue des employés du parc d’attraction « La Ronde », puis de son annulation, car un accord avait été trouvé. Au guichet d’un parking, des autocollants affichaient « bientôt en grève ».

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Vieux-Québec – Bientôt en grève

Les douanes

Le passage de la douane canadienne est une pure formalité. A l’aéroport, il y a plein de guichets dans un hall immense, on ne fait pas la queue comme à Roissy. Dans le car, la douane contrôle rapidement les passeports avec un accueillant « Bienvenue ! ».

Par contre, les douanes américaines, c’est autre chose. Pour aller à New-York, nous avons passé la douane à St Bernard de Lacolle. C’est très long. Il faut :

- Remplir un papier avec des questions stupides comme « Avez-vous l’intention de mener une action terroriste sur le territoire des États-Unis ? ».

- Descendre du car pour que le douanier fasse passer un chien renifleur.

- Aller au guichet et répondre à différentes questions (pourquoi ce voyage, votre métier), se faire prendre les empreintes de doigt et une photo d’identité… le tout numériquement pour être analysé et consultable partout.

- Payer le visa.
En tout, cela nous a retardé d’1h30, mais le guide a dit que c’était un bon score, ça peut durer plus de quatre heures !

L’électricité

La distribution d’électricité semble moins fiable qu’en France. Il est vrai que l’hiver est beaucoup plus rude !
La propriétaire nous a montré où étaient les bougies lors de notre arrivée. Pendant notre séjour, des Montréalais ont subi une coupure, au mois de juillet !
Les catalogues de bricolage vendent des gros groupes électrogènes de secours à installer à l’extérieur de la maison, c’est sûrement plus pour les chalets pendant l’hiver…

N’hésitez pas à laisser des commentaires pour apporter des compléments ou demander des explications…

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