Archives de catégorie : Egypte

Louxor -> Paris

Retour à Paris

Lever à 6h30, petit déjeuner et départ pour l’aéroport de Louxor, qui est complètement désert, nous ne sommes que 8 à partir ce matin là. Les autres sont partis pour visiter les pyramides !

L’avion vient du Caire pour nous ramener en France après avoir déposé d’autres touristes. On fait un peu de shopping dans la zone détaxée qui compte quatre magasins.
Le placement dans l’avion étant libre au départ de l’Egypte, nous pensions que ce serait la cohue pour être près des hublots. Mais en fait, tout l’avant de l’appareil était libre et nous n’étions que nous 8 pour le remplir. Après le décollage, les touristes français de l’arrière ont été autorisés à s’espacer à l’avant. Etrange.

5 heures de vol et nous sommes à Paris où la température est de 17°, il pleut. Ces conditions météorologiques nous font à peine regretter l’Egypte ! Nous sommes obligés de mettre deux pulls en attendant de s’habituer à la température !

Fin du voyage, nous espérons que cette croisière virtuelle vous a plu, autant qu’à nous !

Et pour finir une galerie photos de pliages de serviettes dont sont friands les « hommes de chambre » égyptiens.

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Des cygnes amoureux.
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Un crocodile.
 

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Un serpent noir & blanc.
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Un serpent coloré.
 

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Un bonhomme.

La monnaie

La monnaie égyptienne se compose de livres divisées en piastres. Un euro vaut 7,5 livres et une livre vaut 100 piastres. Attention, ne vous faites pas avoir, les piastres sont aussi des billets !

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Des billets de 1, 10 & 20 livres égyptiennes.
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Leur verso.
 

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Le président de l’Egypte : Moubarak.

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Des billets de 50 & 100 livres égyptiennes.
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Leur verso.
 

Petites infos, si vous voulez partir :

  • Pas besoin de passeport pour partir, il suffit d’une carte d’identité plastifiée nouvelle formule et d’une photo d’identité pour obtenir un visa à l’arrivée.
  • On a eu à faire qu’une seule fois à des moustiques, il y en a beaucoup moins qu’en France et ils ne sont pas plus méchants.
  • Prévoir, par contre, des médicaments contre la turista, plus des 3/4 des gens ont été touchés lors de notre voyage ! Surtout ceux qui ont voulu faire les malins en se gavant de melons !
  • Ne vous habillez pas trop bien pour les calèches, car le cirage des banquettes a tendance à déteindre.
  • La négociation est indispensable quasiment partout. Par exemple, pour un taxi, il faut négocier le prix avant de monter. Pour vous donner une idée de la marge, dans notre cas, il a été divisé par 5 !
    Il est plus facile de marchander quand vous êtes seul dans la boutique. Si d’autres clients peuvent entendre le prix, il ne baissera pas. Et surtout pas avec votre guide car il prend jusqu’à 40% de commissions sur vos achats dans les boutiques !
    Quand le prix semble bas, partez, si le vendeur peut encore baisser, il vous rattrapera.
    Les vendeurs font parfois du cinéma en ayant l’air mécontents, cela fait partie du jeu, même si c’est impressionnant au début.
  • Au niveau sécurité, à notre connaissance, personne ne s’est fait agresser ou voler, que ce soit dans l’hôtel ou en excursion, on se sentait en sécurité.
    Il faut surtout faire attention aux tours de passe-passe lorsque l’on vous rend la monnaie, et à ne pas se faire vendre du plâtre peint à la place du granit.
    Il faut certainement éviter de vous balader seul(e) dans une ruelle sombre le soir, mais comme partout dans le monde malheureusement.
  • Par contre, il faut s’habituer à voir des hommes en armes partout.
  • Pour la langue, nous pensions pouvoir parler anglais, et bien non, ils connaissent le français, tout comme l’anglais, l’allemand, le japonais… Du moins suffisamment pour négocier les prix :-).
  • Pour l’argent, l’Euro est accepté quasiment partout. Mais les distributeurs ne versent que des livres égyptiennes.
    Le coût d’un retrait est de 3.5 euros + 2% de la somme retirée (pour La Poste). De plus, il y a un plafond par transaction, il nous a fallu retirer deux fois de suite pour avoir la somme demandée, ce qui double les frais. Pensez donc à partir avec des Euros pour les utiliser une fois vos livres égyptiennes épuisées. Il est aussi intéressant d’avoir des petites coupures pour avoir la somme exacte pour payer ses achats, cela évite les problèmes lors du rendu de monnaie.
  • Le bakchich est une institution en Egypte, d’après notre guide même les Egyptiens entre-eux le pratiquent. Même si cela ne revient pas cher, cela peut agacer.
  • Préparez-vous à dépenser beaucoup plus que prévu. Même si vous prenez un voyage visites incluses, ce qui était notre cas, les guides vous proposeront quasiment toujours des visites en supplément, pour tous vos temps libres, et autant en profiter, mais cela augmente vite le coût du séjour.
    Ceci dit, si vous avez le goût de l’aventure, vous pouvez faire ces visites en petits groupes avec un guide papier, cela vous reviendra moins du tiers du montant demandé par le guide du bateau.
    De même, l’eau n’étant pas potable, il vous faudra la payer en plus, même lors des repas. L’hôtel vous la vend un Euro, soit 3 fois plus chère que dans une épicerie.
  • Au final, tout ceci a presque doublé le coût de notre voyage.

Vérifiez si les informations de cette page sont toujours d’actualité : Ministère des affaires étrangères.

Louxor

Visite du site de Karnak

Visite du site de Karnak, le plus magnifique lieu de culte jamais construit.
Il comprend plusieurs temples uniques dans leur genre, dont celui du Dieu Amon et son épouse, la déesse Mot avec leur fils Khonsou, Dieu de la Lune. L’appellation « Karnak », qui signifie « Forteresse », date de la conquête islamique.
On n’a pas tout vu, on est rentrés en taxi, car la « turista » avait frappé un innocent touriste français… Une fille a également eu un malaise.

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Plan du site.
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La façade n’a pas été terminée, d’où son irrégularité.
 

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Le parking des barques sacrées.
 

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La marque de la crue en 1885.
 

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Papyrus ou Lotus… Ici, Papyrus.
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Ici, Lotus.
 

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Ramsès II & le Dieu Scribe…
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Un baiser avec un personnage qui tient la chandelle, d’où l’expression !

Repos dans la chambre.

Déjeuner.

Balade en calèche

C’est la première fois depuis le début du séjour que l’on marche un peu pour aller à une visite !
On prend des calèches dans une rue tranquille. En convoi, nous allons faire un tour de Louxor et ses environs.
Nous traversons un vrai souk, non destiné aux touristes, ici on vend des fruits et des légumes, pas des statuettes !
Dans certaines rues, les habitants ont l’air énervé de servir d’attraction aux touristes et on les comprend, dans d’autres, leur impression devient la nôtre.
On fait une halte dans une église copte (les catholiques égyptiens donc) d’un petit village.
Ce sont à peu près les mêmes églises qu’en France, la plus grosse différence étant l’iconostase qui sépare la nef du sanctuaire, réservée au prêtre.
Au retour, notre jument est très très fatiguée et ne marche pas plus vite qu’un homme, malgré les coups de notre caléchier.

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La police veille même sur les hôtels en construction.
 

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Une unité de police comme il y en a partout : remarquez l’équipement lourd !
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Les 504 breaks sont une institution !
 

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Parc de Louxor.
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Un garage pour calèches.
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Maison de notre caléchier à Louxor.
 

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Les femmes mariées sont habillées de noir.
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Voici ce qui sert de transport en commun aux habitants.
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Coucou, c’est nous !
 

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Une mosquée.
 

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Une église copte.
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Les douze apôtres.
 

Nous sortons nous balader dans Louxor avec d’autres personnes du groupe. Nous achetons un livre sur l’Egypte et un dépliant sur les différents Dieux et Rois dans une petite librairie.
Retour au bateau à 18h, paiement des notes de l’hôtel pour récupérer nos visas.
En effet, toutes les consommations prises sur le bateau sont payées en signant la facturette pour éviter l’utilisation de l’argent liquide.
Dîner.
Retour au souk avec un ancien vendeur de cuisine qui a négocié pour nous des babouches et des rabbabas.
C’était impressionnant de le voir à l’ ?uvre, nous qui sommes toujours ennuyés de négocier ; lui, cela lui faisait plaisir. Et il le faisait bien. La négociation a tout de même duré près de deux heures !

Assouan -> Louxor

Matinée libre

Première matinée libre depuis le début du séjour, on peut enfin dormir !

Déjeuner à bord.
Passage de l’écluse d’Esna dans l’autre sens. Les vendeurs en barque ne sont pas là.

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Les moyens de locomotion égyptiens : voiture, vélo, charrette tirée par un âne.
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Le pont tournant avant l’écluse.
 

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L’écluse est un grand chantier !

Dromadaire

Départ en barques motorisées pour traverser le Nil.
Là, nous attendent des dromadaires (il n’y a pas de chameaux en Egypte). On monte sur leur dos pour une visite de la campagne égyptienne. Malheureusement pas de photos, je ne me sentais pas à l’aise sur le dromadaire pour en prendre même si ce n’était pas désagréable. On domine vraiment le paysage du haut de nos montures. Et encore, ce sont des jeunes dromadaires, les plus âgés servent aux travaux des champs.
Nous terminons notre promenade chez le maître chamelier (enfin dromadier ?). On boit du thé et on visite son étable. Ses vaches sont très belles, elles sont bien propres, brossées comme des chevaux.
Retour au port à pied.

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Remarquez le nom du bateau pour le moins étrange !

Le départ en dromadaire est acrobatique !

Visite du temple de Louxor

Départ pour le temple de Louxor, en car, alors que le temple est le long du quai où est notre bateau, est-ce encore une question de sécurité ?

Un touriste n’a pas profité de toute la visite… pour cause de malaise ; fatigue ? coup de chaleur ? manque de sucre ?

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L’obélisque manquant est à Paris, place de la Concorde.
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Ramsès II, sourire et regard éternels.
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Une mosquée construite en plein sur le temple à l’époque où le limon la recouvrait.
 

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Selon les conventions propres à l’art égyptien, pour une représentation de l’être gravé la plus parfaite :
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La tête, les bras, les jambes et les pieds doivent être de profil, et le torse de face.
 

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Des humains lucioles !
 

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Retour au bateau pour le dîner.

Assouan

Une journée bien chargée nous attend.

Visite du temple Philae

Départ en car, puis transfert du groupe dans une barque motorisée pour l’île d’Agilika sur laquelle a été transporté le temple de Philae, submergé par le Nil.
Le barrage, toujours lui, ayant entraîné une montée des eaux, l’île de Philae, sur laquelle se trouvait à l’origine le temple, allait être inondée…
Grâce au concours de l’Unesco, des travaux furent entrepris pour démonter pièce par pièce les monuments de Philae et les ré-assembler sur l’île voisine, 400 mètres en aval.
Un puzzle de 40 000 pièces qui ont nécessité 10 ans de travaux pharaoniques pour un résultat splendide… On ne pourrait jamais penser qu’il n’est pas là depuis le début…

En fait, depuis l’origine, le temple était inondé tous les ans, d’un mètre, à chaque crue du Nil. C’était voulu, la crue apportant la vie. Après le barrage de 1902, le temple se visitait en barque ! Avec celui de 1970, il aurait été détruit.
Ce temple fut construit à la gloire d’Osiris et d’Isis.

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Admirez la belle brume de pollution ! Le carburant n’est pas raffiné comme chez nous, on dirait.
 

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Le vieux barrage, construit par les Anglais.
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Voici le temple d’Isis.
 

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A l’époque romaine, le temple servait de refuge aux Coptes, les chrétiens d’Egypte. Ce sont eux qui martelèrent les personnages gravés sur le mur pour pouvoir prier sans être face à un personnage païen. Ils ont aussi installé un hôtel et une niche pour prier la vierge. Le culte de la vierge noire existant en Europe viendrait de là.

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Un graffiti laissé là, il y a plusieurs siècles par un Grec.
 

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Là, ce sont des généraux de Napoléon qui ont laissé leurs traces.
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Les colonnes avec un homme armé.
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Une croix copte.
 

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Allez, on écoute tous bien le guide !
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L’hôtel dédié à la vierge.
 

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Visite d’une fabrique de Papyrus

Nous avons eu droit à une démonstration de la fabrication de papyrus. C’est le bas de la tige de papyrus qui est utilisé.
Ses lamelles sont séparées, trempées dans l’eau pendant plusieurs jours, puis étalées, croisées et serrées dans une presse entre des bouts de tissu.
Cela donne une feuille très résistante. Elle est ensuite peinte avec des techniques d’imprimerie moderne ou à la peinture à l’huile.

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Une feuille de papyrus, seul le bas est utilisé.
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Après macération dans l’eau du Nil, on l’écrase.
 

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On dispose les lamelles sur du buvard, puis on les passe à la presse.
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Ce qui donne du bon papyrus qui ne se déchire pas.
 

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Contrairement au mauvais vendu à la sauvette.
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Voici un exemple de réalisation :

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Visite du haut barrage Nasser

Pas aussi impressionnant que l’on pourrait s’y attendre. C’est un barrage remblayé et non pas à voûte. C’est une grosse digue pour pouvoir supporter le poids de l’eau.
Cet ouvrage est toujours très controversé, car il a submergé de nombreux lieux de l’Egypte Antique et tous les villages nubiens qui existaient le long de la partie amont du Nil.

Les Nubiens ont été relogés à Assouan, mais ont perdu les terres de leurs ancêtres et leurs traditions vont disparaître aussi, absorbées par la civilisation.
La perte des crues fait que les terres s’appauvrissent.
Les alluvions s’amoncellent inutilement au fond du lac. Les côtés bénéfiques sont qu’il n’y a plus de crue et que donc les Egyptiens peuvent mieux utiliser l’espace autour du Nil
et profitent d’un approvisionnement en eau constant. Comme nous l’avons dit, le site de L’Ecole nationale des ponts et chaussées est plus complet à ce sujet.

Deux militaires surveillent le groupe de très près pour vérifier que nous ne prenons pas de photos des sites « sensibles » qui entourent le barrage.

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Temple de Kalabsheh.
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Les cataractes.
 

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Le haut barrage vu du barrage anglais.
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Le barrage et le monument en fleur de papyrus offert par la Russie.
 

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Vue en coupe de la centrale hydroélectrique.
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Vue en coupe de la digue.
 

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Encore les cataractes, mais on ne s’en lasse pas !

Visite de l’obélisque inachevé

Il est midi au soleil quand nous arrivons à la visite suivante, nous sommes les seuls touristes à affronter la chaleur.
Nous visitons une ancienne carrière de granit, où subsiste un obélisque à moitié taillé dans la roche, que les Egyptiens ont laissé là. Il avait commencé à se fendre, suite à un tremblement de terre.
Il mesure 40m de long et pèserait 1000t !

Pour extraire ces blocs, les Egyptiens pratiquaient des entailles dans lesquelles ils glissaient des coins de bois qui, régulièrement mouillés, gonflaient et faisaient éclater la pierre.

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Les encoches servant à « couper » le granit.
 

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Une partie du groupe préfère rester à l’ombre : midi au soleil !
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Monumental !
 

Nous nous arrêtons à la banque pour retirer du liquide, afin de payer toutes nos excursions, puis nous allons enfin déjeuner. La matinée a été longue !

Visite du jardin botanique

Départ en felouque pour le jardin botanique. Des gamins dans des barques minuscules où un adulte ne tiendrait pas, nous accostent, au sens propre, pour nous chanter des chansons (gentille alouette, frère Jacques…).
Ils rament avec des bouts de planches qui leur servent aussi à écoper l’eau qui remplit leurs frêles esquifs.

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A gauche, l’hôtel Cataracte qui défigure le paysage mais où à logé Agatha Christie.
 

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On distingue à peine la ville de la montagne.
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De la verdure !
 

Nous accostons sur l’île aux plantes qui accueille le jardin botanique créé par le général anglais Kitchener en 1898. Il y a planté des essences d’arbres rares récupérés dans toute l’Afrique. Il y a de magnifiques palmiers royaux dont le tronc blanc s’élance vers le ciel.
C’est un lieu très reposant, le temps semble s’arrêter, cela fait du bien d’être au calme.

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Un hôtel en construction.
 

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Quel endroit idyllique !
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La mue du palmier.
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Un palmier royal, reconnaissable à son tronc blanc.
 

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Une « huppe fasciée »…
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Une aigrette… qui fait un bruit de singe !
 

On rentre manger rapidement, car ensuite il y a le départ pour le « sons et lumières de Philae » dans un petit bus climatisé.

Sons et lumières au temple de Philae

Les commentaires ont été enregistrés par des acteurs de la comédie française. Le temple illuminé est agréable à voir, mais c’est juste de l’éclairage, rien de sophistiqué.
Impression plutôt décevante, car nous avions déjà visité le temple le matin et le guide nous avait déjà raconté presque tout ce qui a été commenté lors du spectacle.

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A notre retour, le bateau largue les amarres pour naviguer vers Louxor.

Assouan

Visite des temples d’Abou Simbel

Lever à 3h du matin pour traverser le désert du Sahara.
On nous donne à chacun une boîte contenant notre petit déjeuner, le temps est compté.
Nous sommes obligés de partir avec un convoi encadré par la police qui part à 3h30.
Celui-ci se forme à la sortie de la ville. Une fois au complet, on se lance à l’assaut des 250 kms de désert qui nous séparent du site d’Abou Simbel.
Malheureusement, il n’y aura pas d’arrêt pour admirer le paysage, notamment le lever du soleil sur le désert, question de sécurité ou besoin d’arriver les premiers ? En effet, nous sommes les premiers sur le site, il n’est pas encore 8h. Mais le guide tient à faire son speech avant que nous n’ayons vu quoi que ce soit.

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Voici le Sahara égyptien avec les « pyramides naturelles ».
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Pas si désert que cela finalement…
 

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Le grand canal pour amener de l’eau dans le désert et y faire pousser la « civilisation moderne ».

Ce site comprend les temples de Ramsès II et de son épouse Néfertari, ils se dressent sur la rive du lac de retenue du barrage (le lac Nasser).

Ce site archéologique fut sauvé des eaux du barrage d’Assouan. En fait, il y a deux barrages, l’un construit en 1902 par les Anglais, qui a créé un lac de 225 km de long ; l’autre en 1960, double l’étendue du précédent, et donc la menace sur les trésors archéologiques. C’est une construction très controversée. Pour plus d’informations, voir le site de L’Ecole nationale des ponts et chaussées.

50 ans plus tôt, ils se trouvaient 70 mètres plus bas. Ils ont été reconstruits face aux eaux du lac, exactement comme ils étaient placés face à celles du Nil. La montée des eaux du barrage les aurait engloutis, s’ils n’avaient pas été déplacés grâce aux efforts de l’Unesco dans les années 1970, suite à un appel international lancé par une égyptologue française.
Les Egyptiens s’intéressent peu à leur passé, c’est fort dommage. Ils ont d’autres priorités…
Ce fut un chantier international gigantesque, le témoignage d’un sauveteur est disponible sur le site http://membres.lycos.fr/vdisanzo/egypte30.html.

Après les présentations, on peut enfin admirer le site. C’est vraiment grandiose, très impressionnant. La façade du temple est immense et le terme pharaonique prend tout son sens.

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Le choc, Ramsès II sort de la montagne !
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Les petites sculptures au dessus du temple mesurent deux mètres !!!
 

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Après l’extérieur, allons admirer l’intérieur et la qualité de ses décorations. Les couleurs sont un peu passées, mais permettent néanmoins d’imaginer ce que devait être le temple à l’époque des Pharaons.

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La déesse Isis.
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Au fond du temple, une salle, où se trouve le Pharaon encadré par trois divinités.
Le premier rayon de soleil pénètre à l’intérieur du temple et frappe trois des quatre effigies des divinités assises au fond du sanctuaire (le quatrième dieu étant le Dieu de l’Ombre). Deux fois par an, le soleil s’insinue dans cette salle pour n’éclairer que la statue de Ramsès II, en février pour l’anniversaire de son intronisation et en octobre, pour l’anniversaire de sa naissance.
Les Egyptiens étaient déjà de bons astronomes. La reconstruction a préservé cette particularité, avec seulement un jour de décalage.

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Les trois statues de droite qui s’éclairent deux fois par an. La quatrième, non éclairée, à gauche, représente le Dieu de l’Ombre.
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Le peuple nubien.
 

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La duplication des membres symbolise la vitesse.
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Ramsès rentre victorieux.
 

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La barque d’Hathor.

Nous nous dirigeons ensuite vers le temple de Néfertari, l’épouse de Ramsès II.

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Néfertari et Ramsès II ressuscités.
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La déesse Bastet est là pour veiller sur le temple !
 

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Vue des temples : le lac Nasser.
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Vue de l’arrière, du sable recouvre le toit des hangars qui abritent les temples.
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Une fleur de bougainvillier.
 

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Un palmier dattier.
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Le retour dans le désert.
 

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Une pépinière en plein désert.
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Un grand mirage, on dirait vraiment un lac.
 

Nous étions de retour au bateau pour le déjeuner. La route est bonne, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années.

Il était aussi possible d’aller sur le site en avion, pour une somme un peu plus onéreuse. Certains touristes de notre groupe avaient opté pour cette option. Mais leur temps de présence sur le site en était réduit.

Folklore nubien

Départ en car pour les hauteurs d’Assouan, nous nous attendions à aller dans un village nubien. En fait, c’est sur la terrasse d’un hôtel que nous allons assister à un spectacle nubien. C’est un bel endroit, dominant les cataractes et l’île Eléphantine.
Le début du spectacle n’est pas terrible, une chenille comme dans les mariages. Sous leur galabieh, les Nubiens ont des jeans et des chaussures de ville.

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Les cataractes.
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Allez, tout le monde danse !
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Un derviche tourneur, très impressionnant, il ne perd pas le nord, malgré toutes ses rotations !
 

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La ville se confond avec la montagne. En bas, le cimetière.
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L’île d’Eléphantine.
 

Souk d’Assouan

Visite d’un souk d’Assouan mélangeant souk traditionnel et touristique. On peut tout y acheter, des épices aux cartes mémoire pour appareil photo numérique.
Nous nous arrêtons dans une boutique de souvenirs qui ne fait pas de racolage, cela change. On y achète deux statuettes africaines, venant probablement du Soudan et un petit rabbaba, un instrument de musique arabe qui pourrait être l’ancêtre du violon !

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Voici une partie de nos souvenirs.

A la sortie du marché, le groupe se retrouve pour boire un coup dans un café, au choix carcadet (une boisson très rafraîchissante à base d’hibiscus) ou coca-cola, on n’y échappe pas. Il y a même un Mc Donald à Assouan !

Edfou -> Kom Ombo -> Assouan

Levés à 7h pour visiter Edfou. Départ en calèche, c’est amusant.
On nous dépose à l’entrée d’une rue remplie de boutiques de tissus que nous sommes obligés de traverser pour accéder au temple.
La traversée se fait d’un pas rapide pour ne pas être trop importunés.

Visite du temple d’Horus : période gréco-romaine

Visite du temple d’Horus, immense et somptueux, qui s’étend derrière ses puissantes murailles rosées.
Gardé par deux statues du Dieu Faucon, taillées dans le granit noir, polies à l’extrême.
Construit par les Ptolémée, selon la grande tradition pharaonique, ce temple est l’un des plus prestigieux d’Egypte, en raison de ses proportions et de son état de conservation.

C’est notre premier temple et c’est impressionnant, surtout que celui-ci est quasiment intact. Il n’y a pas un mur qui ne soit couvert de hiéroglyphes. Il subsiste même de la peinture par endroit. En effet, non contents de sculpter les hiéroglyphes, les Egyptiens les peignaient ensuite. Ce devait être grandiose !

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Le Dieu Min.
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Les alentours. Remarquez en arrière plan le niveau de la terre actuelle, c’est comme cela que le temple a pu être préservé : en restant longtemps enterré.
 

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La façade qui évoque la vallée du Nil en coupe.
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On voit encore un peu de couleurs. A l’époque, le temple entier était peint !
 

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Le Roi en train de punir ses ennemis. Officiellement, les ennemis étaient bien traités ; cette scène est une « image ».
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Voyez un peu l’épaisseur du mur extérieur.
 

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La cour intérieure.
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Pas une seule pierre sans hiéroglyphes colorés.
 

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La barque sacrée qui emmène la statue du Dieu Horus à Louxor.
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Quand il y a les voiles, c’est la remontée du Nil, donc le retour à Edfou.
 

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Il y en a à lire !!!
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Notre guide égyptien, avec un tee-shirt corse !
A sa droite un cartouche vide, car à cette époque les rois changeaient tellement souvent que les tailleurs de pierres ne savent pas quel nom graver !
 

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Le haut des colonnes est différent, cela est typique des Grecs. La suie au plafond vient du feu des Coptes qui se réfugiaient dans les temples à l’époque romaine.
 

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Le sanctuaire qui contenait la statue d’Horus en or massif.
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La barque sacrée reconstituée par un égyptologue français.
 

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La fameuse statue d’Horus en marbre poli.


Retraversée du souk à notre rythme, les vendeurs sont les plus agressifs qu’on n’ait jamais vus.
Ils essaient d’entraîner les touristes, presque de force dans leur arrière boutique obscure, d’où il sera très difficile de sortir sans acheter ce que proposera le vendeur.

Le retour se fait également en calèche.

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Notre convoi de calèche. Impressionnant !
 

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Navigation vers Kom Ombo

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Une felouque, embarcation typiquement égyptienne.
 

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Nous ne sommes pas les seuls à « croiser » sur le Nil !
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Visite du temple d’Haroeris (Horus le Grand) et Sobek : période gréco-romaine


Visite du temple ptolémaïque dédié aux Dieux Sobek et Haroeris.
Couronnant une colline qui surplombe le Nil, le temple est dédié à deux divinités : Horus le Faucon et Sobek le Crocodile. Il se dresse dans toute sa majesté.

On assiste au coucher du soleil depuis le temple. En effet, le soleil se lève vers 6h comme en France, mais se couche vers 20h.

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Un matelot qui fait les carreaux, quel équilibre ! Les normes de travail ne sont pas les mêmes qu’en France !
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Pendant ce temps, d’autres écrivent des cartes postales…
 

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Le plan du temple. Qui est en fait une fusion de deux temples.
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Le roi prend une douche, pardon « se purifie », avant de pénétrer dans le temple.
 

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Quelle conservation, c’est magnifique !
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Le calendrier égyptien avec les offrandes correspondant aux jours.
 

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Un détail du calendrier.
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Les aigles indiquent le chemin.
 

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Les traces entre les pierres sont des queues d’arondes qui permettaient de les tenir entre elles.
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Les instruments chirurgicaux égyptiens.
 

Voici une partie très intéressante : les temples sont réservés au Roi, mais les prêtres amenaient les nobles, moyennant finance, dans cette niche en leur promettant qu’ils allaient y rencontrer le Dieu. Le prêtre accédait au sous sol (sous la grille) par un escalier et écoutait les confessions du noble. Il pouvait même parler et sa voix venant du sous-sol le faisait passer pour un dieu. Ainsi les prêtres savaient tout et pouvaient diriger la vie de la cité.

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La niche secrète des prêtres.

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Des vestiges de sarcophages en pierre.
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Des crocodiles momifiés.
 

Pas le temps de visiter le souk au pied du temple, on est déjà en retard pour le départ vers Assouan.

Louxor -> Edfou

Levés à 5h, départ à 6h, pour aller visiter la vallée des Reines.
Pendant le trajet, le guide, qui est un grand bavard, nous fait un speech, que nous allons tenter de résumer.

Louxor

La ville de Louxor, anciennement nommée Thèbes, la « ville aux cent portes » du Dieu Amon, capitale de la Haute Egypte et du pays tout entier sous la XVIIIème dynastie, était l’une des plus raffinées.

Actuellement, le sud de l’Egypte est beaucoup plus modeste que le Nord, on y ressent plus facilement l’esprit de l’Ancienne Egypte. Il y a peu de voitures et les habitants sont habillés majoritairement en galabieh pour les hommes et djellaba pour les femmes et les antiques felouques ne naviguent pas seulement pour les touristes. C’est encore plus vrai à Assouan, où nous serons demain.

Louxor s’étend majoritairement sur la rive droite du Nil, avec ses deux temples mondialement connus de Louxor et de Karnak, tous deux visibles des rives du Nil. Cette répartition vient de l’époque des Pharaons, tout ce qui concerne la vie se trouve à l’Est et la mort, à l’Ouest.

La vie à l’est, la mort à l’ouest

Les anciens Egyptiens ont constaté les choses suivantes :
– Le soleil se lève à l’Est et se couche à l’Ouest.
– Une plante repousse quand on sème ses graines.
D’où l’idée de la croyance en la vie après la mort et la résurrection.
Selon les antiques croyances, seul le Pharaon est capable de franchir les étapes qui mènent à la résurrection, il entraîne son peuple avec lui. C’est pourquoi le peuple travaille volontiers à la création du tombeau de son Pharaon. En effet, en aidant le Pharaon à sauver son âme, il se sauve lui-même.

Les anciens Egyptiens s’intéressaient plus à la mort, à l’au-delà, qu’à la vie. Ainsi, il ne reste que des temples funéraires ou divins, mais pas de palais.

Ils ont donc défini le côté Est du Nil comme l’endroit de la vie, et le côté Ouest, comme celui de la mort, d’où la construction de la nécropole à l’ouest.

Ainsi, les temples qui se trouvent à l’ouest sont dits funéraires, et ceux à l’est, divins.


Petite histoire de l’Egypte

Deux peuples de Mésopotamie viennent habiter les terres de l’Egypte, ils s’installent de chaque côté du Nil, ils forment ainsi deux groupes : les Nordistes et les Sudistes.

Au début, ils connaissent la paix, l’amitié. Puis, vient la période de la guerre, qui est née de l’envie d’avoir ce que l’autre possède.
Pour savoir qui a gagné, ils ont mis en place des stratégies :
– Une couronne distinctive pour chaque roi
– Un emblème pour chaque soldat (une plante)

NORDISTES SUDISTES
Couronne du roi Rouge Blanche
Emblème/Plante Papyrus Lotus

Chronologie

3000 av. JC – : Période pharaonique

Après de nombreux empires, composés de plusieurs dynasties, ont régné :

Ancien Empire (v. 3000-2160) :
– 1ère et 2ème dynasties : période de décadence
– 3ème à 6ème dynasties : période d’apogée
– 7ème à 10ème dynasties : période de décadence

Moyen Empire (v. 2120-1580) :
– 11ème et 12ème dynasties : période d’apogée
– 13ème à 17ème dynasties : période de décadence

Nouvel Empire (v. 1580-378) :
– 18ème à 20ème dynasties : période d’apogée
Construction à Thèbes du temple d’Hatshepsout (18ème dynastie)
Construction à Thèbes des Colosses de Memnon (18ème dynastie)
Construction à Thèbes de la Vallée des Reines (19 & 20èmes dynasties)

– 21ème à 30ème dynasties (dernière dynastie) : période de décadence

30 av. JC – 337 ap. JC : Période gréco-romaine
Conquête par Alexandre le Grand
Période grecque : Cléopâtre
Cléopâtre et Jules César étaient amoureux.
Période Romaine : Jules César

Construction à Edfou du temple d’Horus par les rois Ptolémée en 327 av. JC
Construction à Kom Ombo du temple d’Horus (Haroeris) et Sobek par les rois Ptolémée

660 ap. JC : Période arabo-moderne
Invasion barbare

1805-1848 ap. JC : Fondation de l’Egypte moderne par Mohamed Ali.

23 juillet 1952 : Coup d’Etat des Officiers libres, dirigés par Gamal Abdel Nasser, qui, deux ans plus tard, devient le chef incontesté au Caire.

18 juin 1953 : Proclamation de la République.

19 octobre 1954 : Nasser signe un traité avec la Grande-Bretagne sur l’évacuation de la zone du canal de Suez dans les dix-huit mois.

26 juillet 1956 : Nationalisation du canal. S’ensuit une agression israélo-franco-britannique. Sous pression internationale, ces trois pays retirent leurs troupes.

Février 1958 : Fusion de l’Egypte et de la Syrie dans la République arabe unie (RAU), que Damas quittera en 1961.

1961 : Offensive gouvernementale contre les « millionnaires » et les « féodaux », nationalisation du commerce extérieur et de la marine marchande.

1964 : Nasser et le premier secrétaire du PC soviétique, Nikita Khrouchtchev, inaugurent le haut barrage d’Assouan.

5 juin 1967 : Israël attaque l’Egypte, la Syrie et la Jordanie. En six jours, il occupe le Sinaï, le Golan, la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

28 septembre 1970 : Mort de Nasser.

15 octobre 1970 : Anouar El Sadate accède au pouvoir et amorce l’infitah (libéralisation économique). Il se heurte à une forte opposition, en particulier étudiante et ouvrière.

6 octobre 1973 : L’Egypte et la Syrie déclenchent une guerre contre Israël et bousculent ce dernier, qui finit cependant par remporter la victoire militaire.

Janvier 1977 : Sadate, sur les conseils du Fonds Monétaire International (FMI), augmente les prix des produits de première nécessité : une immense émeute embrase le Caire et la plupart des villes d’Egypte.

17 septembre 1978 : Signature des accords de Camp David entre l’Egypte, Israël et les Etats-Unis.

26 mars 1979 : Signature du traité de paix entre l’Egypte et Israël. L’Egypte y gagne la paix, le Sinaï et une importante aide américaine, mais elle s’isole du monde arabe.

6 octobre 1981 : Assassinat du président Sadate. Hosni Moubarak le remplace et rapproche l’Egypte des pays arabes.

03-10 juillet 2004 : Un groupe de touristes français visitent l’Egypte !

Une chronologie plus précise est disponible sur le site de Vincent Di Sanzo.

 

Tombeaux des Reines et Princes

La vallée des Reines accueillait les épouses royales et les membres de la famille notamment des princes et princesses. Beaucoup de tombes sont inachevées ou dégradées, et leurs parois noircies portent parfois même des traces d’incendie. Celles qui ont été finies et que le temps a préservées offrent des peintures aux frais coloris et aux détails soignés, dans le style conventionnel de la fin du Nouvel Empire.

– Visite du tombeau du fils de Ramsès III
Ramsès III n’est pas un descendant de Ramsès II. Mais seulement un fan de celui-ci, c’est pourquoi, il s’est fait appeler comme son idole.

– Visite du tombeau de la reine Titi
On suppose qu’elle est la mère du fils de Ramsès III. En effet, ils sont enterrés dans la même zone. En général, les enfants étaient enterrés près de leur mère.

– Visite du tombeau de Ramsès III
Les dessins et hiéroglyphes tracent le destin du roi dans l’au-delà : énigmes à résoudre, monstres à combattre, jugement, qui définiront sa résurrection. A ce moment-là, il a le pouvoir de réincarner son peuple. C’est pourquoi, le peuple participe activement à la construction du temple funéraire.

1 – Salle du sarcophage

2 – Salle du jugement

3 – Salle des offrandes

4 – Entrée/Sortie

 

Les temples funéraires des mères (reines) et enfants (princes) étaient construits à la mort de la personne, qui bénéficiait d’une momification, pouvant aller de 40 à 200 jours.
Ceux des rois et reines (ayant régné) étaient bâtis lors de leur vivant, dès l’accession au trône.

Peinture en oxyde de fer, cuivre… vernis avec du blanc d’ ?uf. Et cela a tenu jusqu’à nos jours !

Voici différentes vues du site :

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De l’autre côté de cette colline, se trouve le temple d’Hatshepsout.
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Tailleurs de pierre

Démonstration de fabrication d’un vase :

le tour du vase est taillé dans un bloc qui est ensuite enterré, puis l’artisan glisse à l’intérieur ses instruments en fer, creuse le vase en les faisant tourner. Il ajoute des griffes au fur et à mesure, puis le vase est déterré. Cette technique permet de créer des vases d’une finesse inégalée. On peut les utiliser comme lampe en plaçant une ampoule à l’intérieur.

On nous a expliqué comment étaient faites les statuettes pour touristes : c’est de la poudre de pierre moulée avec de la colle. Cela n’empêche pas cet honnête commerçant pratiquant des techniques ancestrales de vendre des pyramides de plâtres peints à 5 € 🙂

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Les peintures de la façade du magasin décrivent le pèlerinage à la Mecque effectué par son propriétaire.
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C’est vraiment désertique !
 

Temple d’Hatshepsout

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A l’entrée de la vallée des Reines, le temple d’Hatshepsout ou « Deir El Bahari », creusé à même la falaise, fut édifié sous le règne d’Hatshepsout afin que s’y déroulent les rites devant lui être bénéfiques dans l’au-delà.

L’histoire d’Hatshepsout est compliquée :
Hatshepsout est mariée à Thoutmosis I.
Thoutmosis I meurt en ne laissant que des filles.
Mais, Thoutmosis a eu une autre femme avec laquelle il a eu un garçon : Thoutmosis II.

Thoutmosis II doit alors accéder au pouvoir, mais comme il est illégitime, la combine est de le marier à Hatshepsout, pour conserver la lignée royale.
Thoutmosis II meurt, il était gravement malade, c’est pourquoi Hatshepsout avait accepté le mariage.
Mais, Thoutmosis II a eu une autre femme avec laquelle il a eu un garçon de 6 ans : Thoutmosis III.
Comme Thoutmosis III n’a que 6 ans, Hatshepsout devient sa co-régente et accède donc au trône d’Egypte ; pour bien en profiter elle envoie Thoutmosis III dans un centre militaire.

Deux inventions de la Reine pour imposer sa légitimité au trône :
– Elle s’est déguisée en homme.
– La légende de la naissance divine.

Hatshepsout meurt.
Thoutmosis III récupère légitimement le trône et fait détruire, par vengeance, pour avoir passer son enfance dans un camp militaire, l’ ?uvre d’Hatshepsout (son temple).

Le 17 novembre 1997, un groupe islamiste égyptien massacrait 62 personnes dans le temple d’Hatshepsout au cours d’une chasse à l’homme rythmée par les exécutions. Triste épisode qui justifie la surenchère policière actuelle.

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Un palais beaucoup plus récent, construit sur le site.
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Temple d’Hatshepsout.
 

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Les policiers apprécient le bakchich quand on les prend en photo.
 

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Un reste de « peinture » d’époque.
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L’intérieur du temple.
 

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En arrière plan, vous voyez la vallée du Nil toute verte !
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Colosses de Memnon

Arrêt devant les Colosses de Memnon, dieu de la musique et de la joie, devenu dieu de la tristesse à la mort de son fils.

Les colosses de Memnon ont été réalisés par Aménophis III, ils représentent les seuls vestiges du temple funéraire de ce pharaon.

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L’entrée du pont de Louxor.
 

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La guérite du gardien du pont.
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Le Nil dans toute sa largeur !
 

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Louxor.
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Le mélange campagne/ville est étrange.
 

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Les calèches qui servent de taxi.
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Une banque.
 

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L’hôtel Winter Palace.
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Une jolie sculpture de serviettes nous attend à l’hôtel.
 

 

Retour au bateau, navigation vers Edfou, déjeuner à bord.

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Passage de l’écluse d’Esna

Le passage de l’écluse d’Esna est très folklorique en raison de la présence de vendeurs de cotonnades qui prennent d’assaut les bateaux avec leurs barques. Ils jettent leurs articles sur le pont supérieur des bateaux, puis négocient avec les touristes qui leur renvoient leurs articles ou de la monnaie en échange.

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Et voilà; les fameuses barques des vendeurs à l’assaut !
 

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Ça négocie sec !
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Ça passe juste !
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Un ouvrier pour tenir le parasol, un géomètre qui travaille et un chef qui regarde !
 

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L’ancien pont avec l’écluse à pont tournant à droite. On se rend bien compte de la largeur du fleuve.

Cocktail de bienvenue avec présentation des responsables de l’équipage. Le guide nous propose les excursions en supplément de celles comprises dans le voyage, mais dont nous avions connaissance :

  • Abou Simbel, à un prix supérieur à ceux vus sur les autres voyages, mais c’est une visite incontournable (après les pyramides) !
  • Sons et lumières de Philae
  • Sons et lumières de Karnak

Et des excursions complètement imprévues pour combler les « temps libres » :

  • Promenade en felouque
  • Jardin botanique
  • Haut barrage
  • Obélisque inachevé
  • Folklore nubien
  • Balade en calèche
  • Dromadaire

Après délibération, nous avons choisi de tout faire. Maintenant que nous y sommes, autant en profiter !

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Paris -> Louxor



Dernière mise à jour le 13/08/2006


Voyage

La veille du départ, nous recevons notre convocation à 4h30 du matin à l’aéroport pour un décollage à 7h05. Ca commence mal :

- Nous habitons près d’Orly et le départ est à Roissy CDG, dommage !

- Il n’y a pas de RER en pleine nuit et le taxi ou une semaine de parking nous coûterait plus cher qu’une nuit d’hôtel !
C’est un comble ! Heureusement, une bonne âme s’est proposée pour nous accompagner à l’aéroport (encore merci à elle).

Arrivés là-bas, nous retirons nos billets au comptoir du transporteur puis enregistrons nos bagages. Il est à peine 5h, l’embarquement est à 6h20, il nous reste 1h30 à attendre dans le hall du terminal 3, celui des charters où il n’y a rien d’autre que les comptoirs d’embarquement. A 6h20, l’enregistrement est toujours ouvert, on aurait pu venir en RER finalement…
L’avion (un Airbus A300-400) a décollé avec du retard, mais ce n’est pas grave, nous sommes en route pour nos vacances !
4h30 de vol, nous sommes près du hublot et il fait jour, nous pouvons pleinement profiter du paysage.

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L’avion d’à côté en plein chargement.
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Voici une vue de Paris.
 


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Et voici enfin la côte égyptienne.
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La côte égyptienne.
 

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La fameuse « Vallée du Nil », en dehors c’est le désert, le contraste est saisissant.
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Et elle n’est pas très large : ici on voit un aéroport.
 

Installation

Arrivés en Egypte, nous sommes un peu perdus, l’aéroport est petit, la salle d’accueil est pleine de monde, il fait déjà chaud et impossible de localiser le « correspondant local » indiqué dans la brochure ! En fait, on n’est que quatre dans tout l’avion à faire la croisière Anoukis, nous nous « incrustons » dans une croisière qui a un nom
différent de la nôtre. On remplit nos visas et un douanier
nous les tamponne, sans plus de formalités.

Nous prenons un car (climatisé) pour rejoindre le bateau-hôtel. Tous les
passants sur le bord de la route nous dévisagent d’un air amusé, c’est étrange. Mais moins que les hommes en armes un peu partout, qui braquent leurs mitraillettes sur nous,
depuis leurs petits miradors. On se croirait dans un pays en guerre.

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Pour atteindre notre bateau, il faut en traverser trois autres. En effet, il y a tellement de bateaux de croisières qu’ils sont obligés de se placer côte à côte.
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Voici notre bateau vu de l’extérieur : le Montasser III.
 

Et voici l’intérieur :

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Le hall d’entrée.
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Le premier étage.
 

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La terrasse avec piscine.
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Le bar.
 

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Le couloir qui mène à la chambre.
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La chambre, avec à gauche la salle de bain.
 

Comme vous le voyez, c’est le grand luxe (à condition de ne pas y regarder de trop près).

Nous sommes directement réunis au bar de l’hôtel pour une présentation de notre bateau, le « MS Montasser III ».

Il fait 70 mètres de long pour 14 m de large, 1,6 m de
tirant d’eau seulement, le fond est plat et il y a 4 ponts :

  1. Restaurant et salle des machines.
  2. Hall d’entrée, bar et chambres de l’équipage.
  3. Boutique (cartes postales, bijoux, djellaba, babouches…) et chambres.
  4. Chambres.
  5. Le pont supérieur avec la piscine et les parasols.

Ensuite, nous échangeons nos visas contre la clef de la
chambre (421 pour nous). On est à l’arrière du bateau,
au dessous du pont supérieur. Ce n’est pas le meilleur endroit ; quand il y a beaucoup de vent, on entend claquer les pieds métalliques des parasols. Mais si on était plus bas, on aurait eu la musique du bar et le bruit des machines pendant la navigation. Si vous avez le choix, il vaut donc mieux être à l’avant et à l’avant-dernier étage 🙂

Voici l’intérieur de notre chambre :

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Les lits et un dormeur !
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La fenêtre.
 

 

Puis, nous rencontrons notre guide, Tamer, qui nous fait part du déroulement de notre périple.
Il a eu intégralement lieu dans le Sud de l’Egypte, aussi appelé Haute Egypte ; un aller-retour en bateau, Louxor-Assouan, avec de nombreuses étapes que nous allons vous faire partager.

Voici notre trajet représenté sur une carte d’Egypte :

Après un dîner bien mérité, nous osons, avec d’autres, nous aventurer, sans guide, dans ce pays inconnu, pour
y faire une petite balade le long du quai. Par notre langue, nos habits, notre façon de découvrir cette ville, nous nous faisons très rapidement accoster par des commerçants égyptiens itinérants. Leur petit jeu de négociation se passe à merveilles, l’un d’entre-nous y perd des plumes, ou plutôt des euros !

Comme dans beaucoup de pays du Maghreb, les hommes veulent échanger nos « Gazelles » ! contre des chameaux !

Passés le quai touristique, nous faisons notre première
découverte du patrimoine égyptien : le temple de Louxor
de nuit. Premier contact avec l’aspect policier du pays aussi. D’un côté de la route, les vendeurs de babioles et les Egyptiens sont légions ; de l’autre, près du temple, la police ne semble tolérer que les touristes.

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Le temple de Louxor de nuit.

Au retour, dodo ! La journée a été longue et il faut se lever à 5h le lendemain, dimanche ! Quelle grâce matinée en perspective !

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